Vente en Primeur : bien ou mal ?

Publié le par Jean-Noël Hervé

Comment et pourquoi Château Moulin Haut Laroque est il devenu un des 150 à 300 Crus bordelais qui se négocient annuellement en Primeur ?

1.C’est notre volonté.

Vendre plus tard directement impose des frais tels que participation à des foires ou des salons, avec les repas, les transports, les hôtels, l’acheminement des vins, l’impression de documents publicitaires, etc…Le cumul de toutes ces dépenses représente une somme conséquente que je préfère utiliser directement au profit de la vigne et du vin, générant ainsi un bond qualitatif annuel ! Le consommateur est gagnant.

2.Les millésimes se suivent, mais ne se ressemblent jamais.

Pour employer le vocabulaire d’un restaurateur, je vinifie non selon un menu mais « à la carte ». L’amateur se passionne d’autant plus qu’il est assuré de posséder chaque année une nouvelle expression de notre terroir et de notre savoir faire.

3.Quatre à cinq milles caisses produites, c’est infime en ayant la planète comme clientèle.

Les répartir à des clients réguliers et motivés dès leur production me semble plus valorisant que d’avoir sur les bras un nombre de caisses qu’il faut absolument « caser » à une clientèle passagère.

4.C’est très simple de faire annuellement au même négociant à la même époque l’achat en réservation de notre dernier millésime produit.

Le gain financier est très souvent au rendez-vous, mais surtout à chaque fois on est assuré d’en avoir.
Plus tard rien n’est moins sûr, certainement impossible pour les millésimes mythiques.

5.J’aime l’idée du « partenariat » avec des bons négociants.

Ils apportent leur logistique et leur professionnalisme, ils vont parfaitement poursuivre notre travail d’élaboration. Les vins seront ainsi conditionnés, transportés, livrés dans les conditions optimales.

6.Cela m'oblige à faire "mieux".

La fidélité qu’entraîne ce mode d’achat, m’oblige à des devoirs accrus de qualité envers le consommateur. Je me satisfais grâce à cette motivation supplémentaire d’essayer de toujours mieux faire. 

7.Je n’ai plus le choix :

…la demande est plus forte que mes possibilités !

Publié dans PRIMEURS

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