Mise en bouteilles du Millésime 2004

Publié le par Jean-Noël Hervé

De 6 heures à 20 heures sans interruption, je suis occupé à la mise en bouteilles et je veille à tout. Le nombre de détails à maîtriser est impressionnant.

 


Comme pour chaque millésime, j’ai le sentiment très fort de l’avoir « raté ». Dans ces derniers instants où mon sens critique doit être très éveillé pour éviter tout problème, je ne vois que les défauts, que les imperfections. Si ce phénomène ne m’était pas arrivé à chaque fois, je pourrais croire à une déprime.


Cela me rappelle les études, à quelques heures des examens : malgré un bon niveau et des révisions consciencieuses, même (ou surtout) le bon élève éprouve la sensation de ne plus rien savoir, de ne pas être en mesure de réussir.

Cette impression de ne pas être le « maître » de la situation me rend encore plus attentif, plus concentré.

Quand je vous dis qu’il faut avoir une bonne dose de masochisme en soi pour faire du bon vin !!

Publié dans Dans les chais

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