Véraison

Publié le par Jean-Noël Hervé

Aujourd’hui, Mardi 1er Août 2006 :

Ne pas travailler avec un « menu » , mais « à la carte » est dans mon métier une façon de faire déterminante pour obtenir un bon résultat. En effet, ce qui est une vérité un millésime peut se révéler être une faute grave l’année suivante.

Jamais un mois de Juillet n’a été aussi sec et caniculaire, la vigne dont les racines n’ont pas souffert car profondes, a par contre vécu dans une fournaise à l’extérieur.

Aussi, les moins vigoureuses ont bien eu besoin de toutes leurs rares feuilles pour protéger leurs quelques grappes de la déshydratation et des grillures.

C’est pourquoi, les effeuillages côté soleil levant ont été effectués seulement dans les vignes à haute végétation.

Dans ces mêmes parcelles vigoureuses nous enlevons beaucoup de grappes qui forment des « paquets » impossibles à mûrir.

Il est grand temps car la véraison est bien là.

C’est amusant ce mot « véraison », il évoque la couleur verte, alors que justement c’est le moment que choisissent les grains de raisins pour devenir oranges, puis roses et enfin noirs !


On visualise bien à ce stade les différences entre les grains d’une même grappe, d’un même pied, on imagine donc qu’au niveau d’une parcelle, la bonne date de vendange ne sera qu’une approximation, tant les différences de maturité non visibles plus tard seront effectives.

Pour l’heure, nous sommes au travail pour tenter de les gommer, ou simplement les repérer afin de pouvoir décider intelligemment de la date de ramassage de chaque endroit.

 

Publié dans Dans les vignes

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