Santé et bonheur, voici ce que je vous souhaite avant toutes choses pour 2010.
Mais aussi quelques occasions de tremper vos lèvres dans un verre de Moulin Haut Laroque
...What have we done to the world
Look what we've done
What about all the peace
That you pledge your only son...
What about flowering fields
Is there a time
What about all the dreams
That you said was yours and mine...
...Mickael Jackson, Song of earth...
Aujourd'hui Vendredi 3 Juillet 2009, 6 heures du matin, température extérieure: 24°
Depuis Lundi (encore fin Juin!) les températures de l'après midi dépassent 37° dans le vignoble.
Réchauffement climatique? Hasard du climat?
Nous nous souvenons de 1976 (impôt sécheresse) et récemment de 2003 que nous pensions ne jamais connaître à nouveau, et pourtant 2009 y ressemble bien!
Egoïstement je devrais me réjouir car notre sol et surtout le sous-sol s'accomodent parfaitement de la canicule et notre vigne s'y complait; pourtant lorsqu'on vit aussi près de la Nature que nous
on s'interroge avec inquiétude sur l'avenir de notre planète!
Hier, pour fêter les trente ans de ma belle fille,
sa mère nous a ouvert un Magnum de La Mission Haut Brion 1979.
Comme les bougies du gâteau, nous en sommes tous restés:
« soufflés » ! Quel bonheur, un grand vin à partager avec des gens que l’on aime !
C’est pas beau la vie ?
Voilà, parfois les circonstances sont telles que je me suis retrouvé seul ce Dimanche de Pâques avec … ma mère !
Moment rare, ce fût le temps des souvenirs bien sûr mais aussi l’évocation de l’avenir par l’intermédiaire de mes fils qui, ailleurs en ce moment, ont néanmoins toute la place dans le mental de
leur Grand-mère !
Pour partager cet instant exceptionnel , quoi de mieux qu’un repas simple mais sur mesure, en fait … des huîtres spéciales de l’Ile d’Oléron bien vertes et une grande bouteille de vin blanc
produit par des viticulteurs amis que j’adore !
Combien la vie peut être simple et heureuse dans ces conditions !
Le Château Tour de Mirambeau 2006 * a joué son rôle de catalyseur à merveille et m’a permis de vivre un instant privilégié avec ma mère qui a bien communié malgré ses 86 ans ! En fait
nous avons fini à tous les deux la bouteille jusqu’à la dernière goutte !
Voilà, le vin est paraît-il dangereux pour les femmes enceintes, mais ce n’est que du bonheur pour les gens comme nous, à une seule condition : qu’il soit bon, sincère et authentique !
Je peux attester que celui là l’est et qu’il nous a rempli de joie, un grand merci à la famille Despagne de faire naître des vins pareils !
S'appuyant sur une étude européenne (il parait que c’est une méta-analyses !) vieille de 18 mois et ignorée par tous les autres
pays, D. Maraninchi, directeur de l'Institut National du Cancer (INCA), et D. Houssin, directeur général de la santé, ont, dans une conférence de presse montée à la hâte (mardi 17), « simplifié
», quelques hypothèses au nom du principe de précaution. Parmi toutes ces approximations, « pour eux, un seul verre de vin aggraverait les risques de développer un cancer ».
Le lendemain, le docteur Rigaud président de l'ANPAA, hygiéniste expert, organisait à son tour une conférence de presse pour présenter un pseudo-sondage, réalisé par l'IFOP montrant que 80% des
français était contre la publicité des boissons alcoolisées sur Internet...
Pourquoi une telle présentation, pourquoi de tels mensonges ? Probablement parce que le cabinet du Premier Ministre avait le 16 février validé l'amendement Domergue, amendement proposant une
adaptation raisonnable de la Loi Evin pour Internet et une attitude modérée envers les dégustations proposées par les professionnels du vin...
Tant de gesticulations ont inquiété l'équipe de Vitisphere. Mais nous avons rapidement retrouvé le moral en lisant les réactions des lecteurs des grands journaux (Le
Monde, Libération, Le Figaro, L'Express...). Du pur bonheur, le bon sens populaire, presque aucune réaction favorable à cette étude et à ce pseudo-sondage... Des français ironiques se moquant de
cette médecine et de cette société qui déraillent...
Notre moral remonte aussi lorsqu’on voit enfin l’unanimité des professionnels du vin, le soutien incroyable
de médecins aussi reconnus et talentueux que les professeurs Debré ou Joyeux…
Messieurs les parlementaires reprenez la main. N’ayez pas peur ! C’est à vous et à vous seul de moderniser la société, de redonner à la France sa crédibilité dans tous les domaines où elle
excelle et en particulier dans le domaine de son industrie viticole et de ses grands vins.
La réaction aussi spontanée et aussi massive des internautes, annonce, c’est sûr, le rejet d’une société aseptisée et calfeutrée, hygiéniste et appauvrie…
Ce millésime,… le n ième : …. c’est le millésime du siècle !
Voilà, tout est dit, car comme chaque année la Viticulture s’épanche sur les qualités hors normes du petit dernier.
Bien naturel, me direz vous, que le papa soit fier de chacun de ses rejetons.
Mais quid de l’honnêteté que serait un peu de sens critique sur le potentiel à devenir un grand (homme/vin) ?
Cette petite introduction pour vous montrer que je suis conscient qu’il ne me suffira pas de prétendre que 2008 sera exceptionnel pour que vous me croyiez !
Et pourtant !
Un printemps bien humide, un mois de Juillet chaud, celui d’Août déficitaire en luminosité et en calories, Septembre le plus sec de ces 30 dernières années, Octobre estival, voila des éléments
cumulés qui sont assez incroyables et pourtant ils ont bien été ainsi !
Notre terroir est un peu tardif à cause de sa teneur en argile, aussi la floraison s’est elle effectuée après la période pluvieuse défavorable qui a affecté nombre d’appellations en Bordelais.
Premier bon point : peu de coulure, pas de millerandage !
Août 2008 n’aura pas « fait le moût » comme le dit le proverbe, mais le cumul de ses précipitations a été plus que raisonnable ici. Deuxième bon point : attaques de mildiou maîtrisées et
état sanitaire des raisins : superbe !
Septembre n’aura pas vu de vendangeurs ici. Troisième bon point : nos raisins « tardifs », toujours sur pieds, ont pu tirer grand profit de ce mois d’Octobre ensoleillé d’anthologie. (Ce jour, 20 Octobre je n’ai toujours pas ramassé les Cabernets Sauvignons et quelques Cabernets Francs !)
A l’inverse des années de canicule estivale (2003) la maturation des fruits a été lente et progressive, les peaux ont pu s’adapter à chaque stade et nous avons obtenu des tanins de grande classe,
sans lourdeur, tout en finesse.
Voilà des faits naturels bien marquants qui je le souhaite, retiendront votre intérêt à tester les vins obtenus, à l’occasion des dégustations Primeurs de Mars 2009.
Peut être pas le millésime du siècle, mais 2008 sera ici et je n’en doute plus :
un … sacré numéro !
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